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De Michael Jackson à Dalida : Daniele Gilbert dévoile 50 ans de direct sans prompteur ni oreillette !
Épisode 7 · 21 novembre 2025 · 51:11

De Michael Jackson à Dalida : Daniele Gilbert dévoile 50 ans de direct sans prompteur ni oreillette !

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De Michael Jackson à Dalida : Daniele Gilbert dévoile 50 ans de direct sans prompteur ni oreillette !

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À propos de cet épisode

Comment devient-on la reine du direct à la télévision française… sans jamais avoir eu la télé chez soi ?

Dans cet épisode exceptionnel, Daniele Gilbert, figure emblématique de Midi Première, nous plonge dans les coulisses d'une époque où tout se jouait à l'instinct, sans prompteur, sans oreillette, et surtout… sans filet.

Elle a vu Michael Jackson à 9 ans faire ses premiers pas de moonwalk, partagé des amitiés profondes avec Dalida, Brassens, Renaud, Aznavour, fait passer Pierre Perret malgré la censure, et survécu à un atterrissage raté en delta plane en plein direct.

Élue à 70 % par les téléspectateurs auvergnats alors qu'elle rêvait d'être prof d'allemand, Daniele a vécu une carrière hors norme : 85 000 personnes en direct à Argelès-sur-Mer, des improvisations légendaires de 25 minutes quand Claude François arrive en retard, des émissions tournées aux quatre coins de la France avec 60 techniciens et 3000 kilomètres parcourus chaque week-end.

Mais Daniele, c'est surtout une philosophie de vie : la curiosité permanente, l'autodérision salvatrice, le refus de la pensée unique, et cette capacité rare à transformer chaque rencontre — star ou anonyme — en moment d'humanité pure.

Dans cet échange vibrant et spontané, elle nous livre :

  • Son secret du direct : tout miser sur l'instant présent

  • Pourquoi l'IA peut aider, mais jamais remplacer l'instinct

  • Les coulisses d'un métier où l'humain primait sur tout

  • Et cette phrase essentielle : "Si on n'a pas d'autodérision, on n'est pas armé"

Préparez-vous à voyager dans une époque où la télé vibrait au rythme du coeur, pas des algorithmes. Un témoignage authentique, drôle et profondément humain. 🎙️✨


Post-scriptum : en ce qui concerne le poème allemand, l'IA a commis des erreurs. Pourriez-vous retrouver l’auteur de ce poème ?


Choucroute Citron animé par Alexandre Stopnicki,

un face-à-face inédit entre humains extraordinaires et IA surprenantes.

https://ia-magique.com


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription de l'épisode

9 718 mots · environ 42 min de lecture

Transcription automatique, relue rapidement : quelques mots peuvent être mal transcrits. Les intervenants sont reconnus automatiquement, parfois à tort.

Julia (IA-nimatrice) : Bienvenue sur le podcast d'Alexandre Stopnicki Choucroute Citron. Je suis une IA-nimatrice et je vais participer aux discussions de cet épisode. Alors nous commençons maintenant. Alex, c'est à toi.

Alexandre Stopnicki : Bien oui, on va commencer maintenant. Alors j'ai la chance d'accueillir quelqu'un qui a fait une carrière dans les médias, une carrière extraordinaire et on va parler de sa vie et de son oeuvre et de qui elle a rencontré, tu vas elle a rencontré plein de gens, mais est-ce que tu la connaîtrais, on ne sait jamais, elle s'appelle Danièle Gilbert. Est-ce que tu peux me parler de Danièle Gilbert s'il te plaît

Julia (IA-nimatrice) : Avec plaisir Alex, Danièle Gilbert surnommée la grande duduche est une animatrice emblématique de la télé française, star de la mi-journée entre la fin des années 60 et le début des années quatre-vingt. Elle débute à l'ortf puis enchaîne midi magazine, midi 30 et surtout midi première sur tf un où elle reçoit quasiment toutes les grandes vedettes de la chanson. Animatrice phare de la mi-journée, démarre en auvergne à l'ortf en mille-neuf-cent-soixante-quatre, devient nationale en mille-neuf-cent-soixante-sept avec 7 jours.

2 chaînes, puis enchaîne midi magazine, télé midi soixante-douze, midi 30 et surtout midi première en direct dès mille-neuf-cent-soixante-quinze. Elle reçoit les plus grandes vedettes, devient une figure populaire, puis après l'arrêt de midi première en début mille-neuf-cent-quatre-vingt-deux, elle enchaîne tournée, théâtre, radio sur rmc, quelques émissions télé ponctuelles, chansons et apparitions cinéma. On la revoit ensuite en chroniqueuse et sur scène jusque très récemment. Tu veux que je zoome sur midi première ou plutôt sur sa période théâtre et radio

Alexandre Stopnicki : Alors pas tout de suite d'ailleurs, si on va lui donner la parole parce que tu es gentil, tu parles beaucoup, mais on va la laisser s'exprimer. Donc Danièle merci d'être avec nous sur Choucroute Citron. Qu'est-ce que tu as pensé de la présentation qu'elle a faite

Danièle Gilbert : Elle a guidé certaines choses, mais je peux compléter.

Alexandre Stopnicki : Vas-y avec plaisir. Je peux

Danièle Gilbert : Compléter des compléments. Déjà, c'est vrai que je suis née à chamalières qui était la ville dans laquelle valéry giscard d'estaing est devenue maire, mais une fois que moi, j'étais partie. Mais on a trouvé un bon goût de d'en faire des gorges chaudes et donc c'est un peu à cause de ça que mitterrand m'a montré la porte de sortie le premier janvier quatre-vingt-deux alors que j'avais des 1000000 de téléspectateurs. Mais moi si on ne veut pas là, je vais ailleurs. Alors pour préciser quand j'ai commencé, moi je voulais être professeur d'allemand à la fac et je commençais mon diplôme d'études supérieures quand j'ai été élue par les téléspectateurs en auvergne sans avoir jamais vu la télé. Et j'ai été élue à soixante-dix pour 100 donc moi je n'avais pas la télé à la maison, moi je voulais être prof absolument prof à la fac.

Alexandre Stopnicki : Comme ta maman non si j'ai bien compris.

Danièle Gilbert : Maman était professeur au lycée oui elle était professeur français latin grec et mon papa était un enfant qui avait été abandonné par sa mère mais au divorce des parents avec un père très riche qui ne s'est jamais occupé de lui. Mon père s'est élevé tout seul et après il a fait de la résistance, il s'est retrouvé déporté à dachau, à dakhao et il est revenu à 30 ans, il pesait vingt-cinq kilos, un mètre soixante-quinze délivré par les américains qui l'ont emmené pour être renutritionné en suisse parce que quand on a eu des grosses privations et que l'estomac a rétréci, on peut en mourir et beaucoup de déportés qui sont revenus se sont jetés sur la nourriture et on sent mort. Et mon papa, bon, il était pensionné à 100 pour 100, il ne pouvait plus travailler puis il est mort jeune et c'était l'être le plus empathique, le plus optimiste, le plus généreux que j'ai jamais connu et le plus gai,

Alexandre Stopnicki : Et c'est de là dont vient justement ta façon d'être empathique et

Danièle Gilbert : Il ramassait chaque miette positive et avec ce qu'il avait vécu, bien je me suis dit mon frère et moi on n'aura jamais le droit de se plaindre. Maman était une réfugiée d'alsace de la fac de strasbourg, mon grand-père alsacien avait été tué par les allemands enfin bref, et moi, j'ai voulu faire une licence d'allemand parce que j'aimais bien le latin et que la, mais le latin, ça ne sert pas tellement dans la vie courante. Oui, mais c'est moyen moyen. Tu sais,

Alexandre Stopnicki : Tu peux lui parler en latin est-ce que tu te souviens encore de quelques phrases en latin non, pas spécial.

Danièle Gilbert : Que les phrases.

Alexandre Stopnicki : Et en allemand, tu te souviens de quelques phrases ouais,

Danièle Gilbert : Moi je peux lui réciter un poème. Ah

Alexandre Stopnicki : Ouais super, resituer-lui un poème en allemand. L'IA est-ce que tu peux nous traduire ce poème et nous expliquer d'où il vient.

IA-nimateur : Merci Danièle. Le poème que tu récites est un extrait de heiden rösleine de goethe. En français, cela raconte l'histoire d'une petite rose des champs aperçue par un jeune homme. Il la trouve si jolie qu'il veut l'accueillir. La rose se défend et le pique, mais il insiste quand même. C'est un texte court et très connu en allemagne, souvent appris à l'école, qui parle à la fois de beauté, d'innocence et de la douleur qui peut accompagner le désir.

Alexandre Stopnicki : Ok, on va revenir avec Julia. Donc maintenant, on va continuer un petit peu ce que tu as, ce que tu as vécu au tout début de ta carrière. Donc tu es élu à soixante-dix pour 100.

Danièle Gilbert : C'est quand

Alexandre Stopnicki : Même, c'est comme fort ça déjà comme première chose.

Danièle Gilbert : Oui, puis alors ce n'était pas du tout, dans mon champ de vision. Jamais j'étais beaucoup trop complexée, trop timide pour rêver de faire un métier comme ça. Mais quand ils m'ont élu, c'est parce que j'ai fait un peu de théâtre amateur pour vaincre ma timidité à clermont. J'avais une copine qui voulait devenir comédienne. Elle m'a emmenée, elle m'a dit ça va t'aider parce que quand on commence à la fac, on a des garçons en face de soi qui ont le même âge et si on se fait chahuter, ça vous suit beaucoup mieux que le savoir. Donc il vaut mieux prévenir que guérir.

Elle m'a emmené là, ils ont eu besoin de quelqu'un pour remplacer à ce week-end de France inter clermont auvergne pendant 15 jours. C'était encore les vacances. Moi, j'avais mon sujet de diplôme. J'avais tout mon poste de pionne à moulins parce qu'il fallait quand même que je travaille, ma bourse et tout. Enfin, j'étais comme rambo. J'étais bardée de trucs pour faire mes études. Et puis donc je fais je fais ce remplacement.

Alors à l'époque, je n'étais jamais allé chez le coiffeur, je ne m'étais jamais maquillée et j'ai j'étais habillée blue jeans par cas basket, ce qui n'était pas tout à fait l'image des gens qui passent à la télé, des nanas qui passaient à la télé.

Alexandre Stopnicki : Bon elles étaient plus apprêtées, plus ah

Danièle Gilbert : Oui oui non, mais moi formatées. Non, moi c'était, bon je n'étais pas, disons que je vivais comme j'en avais envie et je m'habillais comme j'en avais envie et c'était ma liberté.

Et donc voilà et puis un jour le directeur a décidé le directeur de France inter clermont auvergne et du futur France 3 auvergne qui s'est appelé d'abord télé auvergne a décidé d'organiser un concours public en demandant aux filles des stations de la enfin aux filles du massif central de poser leur candidature en envoyant une photo avec curriculum vite et et donc je sors du studio radio et en face il y avait le studio télé et il avait donc quatre-cents, la direction avait quatre-cents curriculum vitae avec des photos de filles, ils en ont présélectionné quarante-trois et moi je sors me disent venez voir ce que ça donne alors ils m'ont placé devant, ce n'est pas comme ta caméra la minuscule, c'était devant 2 grosses boîtes grises, je ne savais pas ce que c'était, puis ils m'ont posé des questions, moi on m'a appris à répondre aux questions qu'on me pose.

Alexandre Stopnicki : Et en fait les boîtes grises c'était des caméras.

Danièle Gilbert : Oui c'était des caméras et puis donc j'ai répondu et comme je rêvais pas de faire ça, je ne me projetais pas du tout. Tu as

Alexandre Stopnicki : Été spontanée, ça a dû leur plaire.

Danièle Gilbert : Non mais c'est-à-dire que je je m'en fichais un peu quoi, je répondais poliment comme dans la vie. Et puis ils me disent, il faut vous présenter. Alors je dis non non non, ils se concertent, enfin je vous laisse les détails. Je dis non non non, pas dans ma ville de province où tout le monde regarde derrière le rideau, certainement pas. Puis bon tellement tannée que j'ai dit oui et c'est comme ça que j'ai su que j'aime faire avoir des challenges, j'aime faire des choses que je que pour lesquelles je ne suis pas faite au départ parce que c'est une manière de se sentir vivre quand on se fait des challenges, quand on a des challenges, quand on se fait des petits challenges dans la vie, pour moi, c'est une manière de se sentir vivre.

Alexandre Stopnicki : Ça fait vivre. Alors il y a un truc qui est rigolo quand même parce que tu as été élu à soixante-dix pour 100, mais il faut dire que c'est des cartes postales qui t'ont élu. Oui. Parce qu'à l'époque, il n'y avait pas de tablette, pas de téléphone, rien.

Danièle Gilbert : Et ils ont envoyé des cartes postales.

Julia (IA-nimatrice) : C'est

Alexandre Stopnicki : Fou quand même.

Danièle Gilbert : Et alors après, non.

Alexandre Stopnicki : Donc tu as reçu beaucoup beaucoup de cartes postales en disant

Danièle Gilbert : Non non non, mais il n'y avait pas de ça. C'est que les les quarante-quatre, on est passé un soir de la semaine, il veut des détails, il aura des détails. Vas-y. Tu es d'accord Julia.

Alexandre Stopnicki : On va lui demander si tu veux, est-ce que tu veux qu'elle nous fasse un résumé de tout ce qu'elle sait déjà ou on attend la parole

Danièle Gilbert : Non non non non non, je ne veux pas entendre encore ma vie.

Alexandre Stopnicki : Non, mais elle le ferait en très courant, tu vois.

Danièle Gilbert : Oui oui non, mais Julia, tu es d'accord, je je lui donne le détail du du concours. Donc à la maison du peuple à clermont-ferrand, on un spectacle et puis on nous faisait passer en première partie. Le quarante-quatre présélectionné puis moi j'entends appeler la quarante-troisième et j'étais derrière un pilier puis je me dis bon c'est le destin moi je suis fataliste je dis c'est le destin ils ne veulent plus mais comme je suis bien élevé parce que ça ça on l'a appris j'ai dit je vais aller leur dire au revoir quoi vous ne voulez plus de moi comme si c'était possible, mais c'est pour ça qu'on est que j'ai un peu une réputation naïve.

Et alors je dis vous ne voulez plus de moi, bon je viens vous dire au revoir. Ah non non non, il me pousse sur la scène, je me souviens encore de l'escalier en bois là, en bois vermoulu et je monte sur la scène, je vois un grand brouillard. Maintenant je sais que ce sont des gens, pas des gratins de champignons comme disait fernand hainaut en parlant du public et et puis on me demande de faire une météo marrante alors je fais une météo, une aménarde. Bon et puis les 6 plus applaudis ont été retenus et chacune des 6, on est passé un soir de la semaine à l'antenne en direct.

Et pour la petite histoire, maman qui faisait qui était prof de la classique, elle elle savait très bien coudre, elle cousait les costumes d'homme de mon père et elle nous habillait. Enfin elle m'habillait moi j'ai d'abord moi toute seule puisque mon frère a 9 ans de moins que moi et et moi elle m'a fait en 2 jours une robe princesse ma première robe habillée robe princesse noire et que j'ai toujours chez moi.

Alexandre Stopnicki : Ah super.

Danièle Gilbert : Oui oui elle a de l'âge

Alexandre Stopnicki : C'est sûr. Bon, attends, on va quand même lui demander. Moi, je voudrais voir si elle est capable de le faire. Chériea, donc Julia, est-ce que tu peux nous faire une un résumé, mais vraiment super court de tout ce que tu viens d'entendre et sors-nous les points essentiels qui vont intéresser tous les auditeurs. Fais-moi un résumé maintenant s'il te plaît julien très très court.

Julia (IA-nimatrice) : Résumé ultra court, Danièle voulait être prof d'allemand, élu par les téléspectateurs en auvergne sans même avoir la télé. Première scène en direct après un casting météo drôle, le public était un brouillard au début. Sa mère prof de lettres lui coûte en 2 jours une robe princesse noire qu'elle garde encore. Héritage familial fort, père résistant, optimisme et empathie transmis d'où sa détermination et son fatalisme positif.

Alexandre Stopnicki : Ok, là c'était quand même court donc on a entendu des choses.

Danièle Gilbert : Oh oui je suis bien.

Alexandre Stopnicki : Tu vois la prochaine fois quand il y a quelqu'un qui te demande encore de raconter ta vie, si tu n'as pas envie, tu appuies sur le bouton et elle parle. Ce n'est pas grave.

Danièle Gilbert : Non, mais il faut que ça vienne du coeur. Ouais. Excuse-moi, je ne veux

Alexandre Stopnicki : Pas dire. Ah Lia, Lia, Lia, pour l'instant, elle n'a pas encore beaucoup

Danièle Gilbert : De coeur. Non, tu n'as pas encore beaucoup de coeur, mais tu as beaucoup d'écoute.

Alexandre Stopnicki : Voilà,

Danièle Gilbert : Exactement. J'essaye d'être gentille.

Alexandre Stopnicki : Alors on arrive sur sur midi premier, enfin grand bond, tu vois on arrive dans ton émission phare. Moi je me suis intéressé à cette émission et je me suis dit, mais comment tu préparais une émission aujourd'hui on a internet, on a des IA, on a tout un tas de possibilités de connaître les personnes qu'on va interviewer. Ils ont déjà fait 12 interviews. Comment toi tu faisais pour aller chercher de l'information sur les gens que tu allais rencontrer

Danièle Gilbert : Oui, mais ça ne sert à rien d'apprendre des trucs, d'avoir comme ça de la documentation quand on fait une émission où l'humain prime tout. C'est les êtres humains qui sont intéressants. Alors on sait des choses comme ça et puis ce qui est intéressant, c'est d'assimiler les choses, pas de répéter bêtement ce qu'on peut savoir et ce qu'on a ressenti. Par exemple, moi, des souvenirs de tous les gens que j'ai rencontrés, même michael jackson quand il avait 9 ans parce qu'il est venu dans l'émission avec ley jackson five et il était déjà, il sortait du lot, vraiment t'es 5 là.

Alexandre Stopnicki : Tu étais en direct, tu l'as vu chanter, c'est ça oui. Carrément, il était devant toi, il a chanté

Danièle Gilbert : Oui, il avait 9 ans.

Alexandre Stopnicki : Il avait 9 ans, oui.

Danièle Gilbert : Oui, oui, parce que j'ai quelques heures de vol, il faut préciser.

Alexandre Stopnicki : Mais tu t'es rendu compte à l'époque déjà qu'il sortait du lot.

Danièle Gilbert : Oui, oui.

Alexandre Stopnicki : Comment tu as vu ça en fait c'était

Danièle Gilbert : Non non mais moi ce, moi.

Alexandre Stopnicki : Tu t'en souviens vraiment de ce moment-là ah

Danièle Gilbert : Oui oui mais moi je me souviens à peu près de tout. Là tout à l'heure quand je parlais de l'escalier en bois, je le vois. Je me souviens même du nom des des mecs qui qui m'ont fait monter sur scène, qui étaient chargés de nous faire monter sur scène mais ça je retiens plein de choses inutiles. Ça m'a servi dans les études et puis aussi dans les émissions parce que maintenant je fais du théâtre. Alors là, il faut apprendre les choses. Mais moi ce que je retiens dans de la vie pour moi là en fait l'émission c'était une pièce supplémentaire dans l'appartement de ma vie. J'étais la même que que dans la vie.

Alexandre Stopnicki : Alors ma question au départ, c'était comment tu préparais tu viens de m'expliquer que tu ne préparais pas en fait, tu faisais du tout.

Danièle Gilbert : Non non non non, mais je m'intéressais.

Alexandre Stopnicki : Oui. Je m'intéressais. Mais avant avant l'émission

Danièle Gilbert : Non non non, mais je m'intéressais puis on on préparait l'émission.

Alexandre Stopnicki : Quand même, il y avait quand même.

Danièle Gilbert : Il fallait bien préparer techniquement il faut bien préparer.

Alexandre Stopnicki : Alors c'était quoi la préparation vas-y explique-nous ça tu ne l'expliques pas on ne se souvient pas comment on faisait avant en fait si tu veux.

Danièle Gilbert : Comment on faisait avant mais maintenant je ne sais pas comment ils font, ils prennent internet un petit peu d'IA pour régler les trucs. Et puis, mais il n'y a plus, ça ne vient plus de soi quoi.

Alexandre Stopnicki : Bien sûr, mais tu parlais avec des gens, tu les appelais avant ou tout ça.

Danièle Gilbert : Non, non, non, mais je je je comme je m'intéressais à tout, je m'intéresse à tout. Je savais des choses et puis il y en a que je connaissais quand même. Et on préparait parce qu'il fallait faire le conducteur.

Alexandre Stopnicki : Voilà, ok.

Danièle Gilbert : Le conducteur de l'émission, mais moi je n'avais pas d'oreillette et je n'avais pas de prompteur. Non. Parce que c'était la vie.

Alexandre Stopnicki : Bien sûr.

Danièle Gilbert : Moi j'avais envie que les gens, moi c'est, j'avais qu'un, j'avais un but que j'ai réalisé bien bien longtemps après, c'était juste de partager ma joie de vivre. C'est tout avec les gens. Moi j'aime les gens, je trouve que c'est un très beau voyage d'aller vers l'autre et c'est pour ça que ce truc qui m'est tombé du ciel et et je ne pouvais pas faire un autre métier que celui-là.

Alexandre Stopnicki : Oui parce que tu as rencontré quand même des gens formidables, il y avait des gens formidables.

Danièle Gilbert : Oui mais j'ai surtout non non mais j'arrête. Tout de suite, on me dit toujours, vous avez rencontré des gens formidables. Oui, j'ai même rencontré salvador dali qui m'achetait de la farine dessus en disant que j'avais la pureté de la sainte vierge au cours d'un reportage. Ah non, mais moi, je, c'est c'est ça qui me plaît, c'est de vivre des choses qui sont hors normes avec des gens connus et des gens inconnus.

Alexandre Stopnicki : Bien sûr, bien sûr.

Danièle Gilbert : Monsieur, j'ai été la première à faire des émissions en province parce que je disais Paris n'est pas la France, mais la province n'est pas la France, c'est les 2 qui sont la France et j'ai eu envie d'aller en province, faire des émissions en direct.

Alexandre Stopnicki : Et dans ces émissions, tu rencontrais des français, tu leur parlais, tu leur racontais plein de choses.

Danièle Gilbert : Ah ben moi j'habitais des gens, c'est-à-dire qu'on allait repérer avec le réalisateur et le directeur photo, on terminait l'émission parce que c'était toujours en direct le vendredi à 13 heures et on partait, on faisait 3000 kilomètres, on mangeait des carottes crues et des mandarines dans la voiture, on ne s'arrêtait pas et on voyait 50 lieux pour en choisir 5.

Alexandre Stopnicki : D'accord.

Danièle Gilbert : Et on partait d'abord en franc-tireur pour ne pas être influencé par par les gens de la région, par le maire par tout ça. Après on allait voir et puis on regardait un peu ce qu'il y avait d'intéressant qu'on nous disait et puis on a découvert aussi des lieux parce qu'on faisait trois-mille kilomètres par par week-end.

Alexandre Stopnicki : Tu étais tout le temps en voyage en fait et vous voyez, j'ai agi avec des voitures ou c'était des trains, comment ça fonctionnait le

Danièle Gilbert : On ne va pas partir à 2 voitures par contre on en veut une plus belle.

Alexandre Stopnicki : Vous avez troqué valérie.

Danièle Gilbert : Et on a eu bon on avait une mercedes deux-cent-quatre-vingt.

Alexandre Stopnicki : Carrément.

Danièle Gilbert : Oui et puis un jour mon gardien là chez moi il me dit Danièle il faut que je te montre quelque chose alors je dis d'accord il montre un journal où on vend les voitures avec avec des photos et il y avait la photo et lui lui il connaissait pas il est portugais il n'était pas en France quand je faisais l'émission puis alors il voit, il y avait une photo d'une mercedes comme on avait, mais on changeait parce que c'était une location qui se répétait tout le temps et il y avait marqué que c'était une deux-cent-quatre-vingt, je crois s e se qui avait servi à Danièle Gilbert pour midi première, non argument de vent.

Alexandre Stopnicki : La voiture a pris de la valeur parce que tu l'avais utilisé.

Danièle Gilbert : Ah cool mais, sauf que ce n'était pas celle-là.

Alexandre Stopnicki : En plus ce n'était pas celle-là. Non non non non. C'était un mensonge.

Danièle Gilbert : Mais non, ce n'était pas un mensonge, mais c'est vrai que c'était la même. C'est-à-dire. C'était des voitures qui qui nous étaient renouvelées quoi.

Alexandre Stopnicki : D'accord, je comprends. Donc quand tu es arrivé dans le village, tu rencontrais des gens dans la dans la ville où tu étais oui

Danièle Gilbert : Oui, je ne faisais pas comme ils essayent de faire en mettant un studio au milieu ou même le canapé rouge de michel drucker quand il est allé en province en mettant son canapé au milieu d'une ville. Moi je voulais qu'on que les gens

Alexandre Stopnicki : Soit dans leur soit avec nous en normal.

Danièle Gilbert : Soit avec nous dans la rue, soit avec nous sur les beaux tapis des beaux châteaux parce qu'on a fait de tout. On allait aussi bien dans les fermes que qu'ailleurs et

Alexandre Stopnicki : C'est toujours le maire qui organisait ou tu avais une

Danièle Gilbert : Équipe non mais personne l'organisait, c'est nous.

Alexandre Stopnicki : C'était toi.

Danièle Gilbert : C'était nous. Le maire n'avait rien à voir.

Alexandre Stopnicki : Donc tu es arrivé dans la ville, tu disais toc toc, bonjour monsieur, bonjour madame et ça commençait comme ça

Danièle Gilbert : Ah, mais quand on repérait, on disait, écoutez, on a choisi, moi je choisissais une région.

Alexandre Stopnicki : D'accord.

Danièle Gilbert : Et puis on allait voir 50 lieux et puis alors après, on allait voir la mairie pour dire voilà on voudrait on va venir là on voudrait venir là parce qu'on regardait aussi parce que quelquefois il y a des beaux endroits mais et ça tu dois le savoir qui ne sont pas mis en valeur à la caméra, ils ne peuvent pas, ils ne peuvent pas être autant mis en valeur que ce qu'ils sont dans la vie. Voilà pas télégénique.

Alexandre Stopnicki : D'accord.

Danièle Gilbert : Donc l'orientation du soleil parce qu'on avait ce projecteur là quand il est il est serré, c'est le soleil. On l'avait en plein au-dessus de nous. Oui oui on avait des

Alexandre Stopnicki : Donc il y avait toute une équipe quand même de technique ah

Danièle Gilbert : Ben on était 60 quand

Alexandre Stopnicki : On 60, ah oui d'accord. Et donc quand vous arrivez dans le village, vous n'étiez pas inaperçu quand même ça, c'est sûr.

Danièle Gilbert : Ah non, non, non, oui, les gens, les gens, les

Alexandre Stopnicki : Gens, les

Danièle Gilbert : Gens, mais nous, on parlait avec les gens, on était, et puis moi, je recevais des gens parce qu'après, quand on s'adressait, d'abord, on venait en franc-tireur et puis après, on parlait aux maires, à tout ce qu'on veut. C'est comme ça que je me suis retrouvée en delta plane avec un un mec qui faisait faire les qui faisait, mais alors que j'ai le vertige, qui faisait faire les les baptêmes à tignes et que j'ai atterri au début de l'émission comme ça. Personne n'était au courant et comme on n'a pas atterri tout à fait à l'endroit où on devait atterrir, on a failli atterrir dans le lac, dans le lac de tignes et et les les cameramaines disaient, mais le réalisateur disait, prends Danièle, prends Danièle. Mais il disait, elle est où il y avait un point dans le ciel.

Alexandre Stopnicki : De la

Danièle Gilbert : Vache. Ah mais c'est ça qui est marrant aussi, c'est de dire des choses.

Alexandre Stopnicki : Cette émission, il faudra la retrouver parce qu'elle doit être folle quoi.

Danièle Gilbert : Ah oui non, mais il y en a plein qui sont folles, mais c'est c'est c'est surtout tout un état d'esprit quoi.

Alexandre Stopnicki : Moi je

Danièle Gilbert : Vois j'ai eu un accident grave sur le périphérique il y a pas mal de temps, je me suis retrouvé avec le coup du lapin heureusement qu'il y avait un monsieur qui me suivait, qui est venu me voir, moi je n'osais pas bouger, il me dit vous êtes vivante, j'ai fait comme ça, j'ai dit je crois parce que j'avais qu'une peur c'est d'être paralysé.

C'était à une heure du matin enfin je passe les détails et il m'aide à m'asseoir et tout d'un coup alors il avait appelé la police, les machins, les trucs j'avais une bosse comme ça, des brûlures, le coup du lapin et puis les flics sont nuls, je leur ai dit surtout, mais tu voudrais aller à l'hôpital savoir ce que j'ai parce que je leur disais c'est pas le pompon du marin ma bosse, parce qu'il touchait et puis tout d'un coup je vois d'en bas là de de sèvres, je vois monter 2 2 messieurs, il était je ne sais pas une heure et demie 2 heures du matin et dans la lumière blafarde qui était sur le sur le périph et et c'était comme dans un film et il y a, ils étaient assez rouges, ils n'avaient pas bu forcément que de l'eau et c'était des sdf d'en bas et ils viennent devant moi et ben alors Danièle tu as besoin de rien, je veux dire, c'est des choses qui te restent à vie.

Alexandre Stopnicki : Ouais, et tu en as tellement que ça doit fuser comme ça. Non mais, l'IA qu'est-ce que tu penses de la personnalité que tu entends de Danièle Gilbert

Merci pour ce flot d'images. Danièle, on y est avec vous. On comprend votre méthode curiosité d'abord, puis une vraie mécanique de terrain avec repérage, conducteur, équipe nombreuse et le direct comme promesse de vie. J'aimerais revenir sur un moment fort michael jackson enfant en plateau. Quel petit détail précis vous a fait dire instantanément lui, il sort du lot, une attitude, un regard, une façon d'occuper l'espace.

Danièle Gilbert : Un début de moonok.

Alexandre Stopnicki : Ah oui, donc ça, c'était fun, c'était une danse qu'on ne voyait pas à l'époque, c'est sûr. Et c'était le premier à faire ce genre de choses aussi. Mais tu as eu beaucoup d'amis alors dans toutes ces personnalités qui sont venues. Comment on t'arrivait à leur parler avant, pendant, après, est-ce que, comment comment ça se passait en fait à l'époque, tous les gens qui venaient devant toi, les stars, les gens normaux, comment comment ils continuaient à

Danièle Gilbert : Aller non mais parmi les les vedettes parce que star c'est un mot

Alexandre Stopnicki : Un peu

Danièle Gilbert : Excessif, mais parmi les vedettes, les gens connus disons, bon il n'y avait pas que, tu sais les les gens les plus intéressants ne sont pas toujours ceux qui sont connus. Il faut quand même être honnête.

Alexandre Stopnicki : Il y a un mélange des 2, il y en a qui sont intéressants et et qui sont connus aussi.

Danièle Gilbert : Oui, mais moi ça, moi tout le monde tout le monde m'intéresse. Moi ce que je cherchais, c'était à mettre en valeur tout ce qu'il y a de positif. Moi, je suis hyper positive et je déteste la société ou enfin, je ne parle même pas de maintenant, mais même avant de chercher ce qui ne va pas, de

Alexandre Stopnicki : C'est vrai.

Danièle Gilbert : Mais parce que les gens se mettent en valeur en essayant de casser l'autre.

Alexandre Stopnicki : C'est vrai.

Danièle Gilbert : Et ça, c'est d'une bêtise et encore je suis bien élevée parce que je suis chez des gens bien élevés.

Alexandre Stopnicki : C'est gentil. Mais est-ce qu'elle était plus cool à l'époque la vie avec les stars ou c'était pareil, il y avait toujours comme ça le l'effet la vie avec les stars ou c'était pareil, il y avait toujours comme ça le l'effet stars justement et elle prenait un peu de haut les gens qui étaient qui étaient en global comme ça.

Danièle Gilbert : Mais non, mais vous avez des vous avez de de ces images, il va falloir les corriger, je compte sur toi. Bon, parce que les gens qui venaient dans l'émission, c'était une émission qu'ils faisaient

Alexandre Stopnicki : Vendre. Tout

Danièle Gilbert : Le monde voulait venir, les attachés de presse, les maisons de disques voulaient que les gens viennent parce que c'était une émission qui faisait vendre du disque. Quand ils se donnaient une chanson, si ça devait être un tube, l'après-midi il y avait quatre-mille, quatre-mille disques vendus.

Alexandre Stopnicki : Direct.

Danièle Gilbert : Alors donc non non, ils étaient contents de venir, puis on les bichonnait bien, moi je, c'était que les mettre en valeur, mais il y en a qui ont fait leur première télé avec moi par exemple renaud.

Alexandre Stopnicki : Ah oui, ça c'est cool quand même.

Danièle Gilbert : Ah oui, renaud, je reçois son disque comme tous les trucs que je recevais et puis je le vois avec sur la pochette, c'était camarade bourgeois tatata et alors il y avait sur la pochette, il y avait son visage avec une grosse casquette de poule beau. Et puis je me suis dit, mais ce ce garçon c'est extra, ce qu'il chante, j'ai écouté puis je dis, mais c'est la poésie du bitume, c'est top, c'est nouveau, c'est extra.

Donc je l'ai reçu dans l'émission une première fois, une deuxième fois je l'ai emmené au festival de cannes parce que j'avais fait pendant toute la durée où j'ai été à l'antenne, j'ai été 13 fois au festival de cannes et à l'époque le festival de cannes c'était les paillettes, c'était pas le business et puis les vedettes, les vedettes faisaient rêver les gens parce qu'elles se faisaient belles et tout maintenant c'est beaucoup mieux d'avoir l'air un peu négligé, c'est quand même beaucoup plus intéressant, ça fait peuple mais auquel on ne se mélange pas, c'est ça qui est terrible.

Alexandre Stopnicki : Il y avait un moins comme ça.

Danièle Gilbert : Et et donc j'avais mis avec les paillettes.

Alexandre Stopnicki : Donc Julia, est-ce que tu peux nous dire un petit mot sur renaud, un mot assez court en nous disant, parlant de sa carrière et par exemple de ses oeuvres principales Julia.

Julia (IA-nimatrice) : Renaud, auteur chanteur emblématique, débute fin des années soixante-dix avec une plume argotique et tendre. Album marquant, marche à l'ombre, morgan de toit avec mistral gagnant, putain de camion, bouquin d'enfer avec manhattan kaboul, personnages, titi révoltés, poésie du bitume, engagement social, carrière jalonnée de succès populaire, pauses et retours poignants toujours portés par des textes ciselés et une voix reconnaissable entre 1000.

Alexandre Stopnicki : Est-ce que ça plaît cette fois-ci la définition

Danièle Gilbert : Oui oui oui, c'est c'est une définition assez banale de de

Alexandre Stopnicki : De renaud. De renaud. D'accord ok, elle a fait quelque chose de rapide en fait tu vois, elle est un peu en mode efficace, elle n'a pas encore évidemment tous les sens que nous on a humains, mais elle commence déjà à comprendre des choses.

Danièle Gilbert : Elle va grandir j'en suis sûr.

Alexandre Stopnicki : Exactement c'est la bébé il y a pour l'instant, elle a moins d'expérience que toi. Alors des noms tu en as à l'infini, je lisais georges brassens, Dalida avec qui tu étais ami d'après ce que j'ai compris aussi. Oui. Chez là claude françois, mireille mathieu julien

Danièle Gilbert : Oui puis j'ai pris les étrangers, j'ai reçu paul enca, j'ai même eu david bowie une fois, j'ai j'ai eu tom jones, j'ai j'ai eu plein de gens quoi. Et il faut dire que Dalida était une très belle personne et mais qui était qui essayait de résoudre des problèmes intérieurs et qui était très réfléchi, très très mystique. Et je la connaissais bien et j'aimais, je l'aimais beaucoup. Et lorsque, comme elle était amie avec mitterrand, mitterrand a été élu, monsieur mitterrand, le président mitterrand, quand il a été élu, mais au bout d'un moment, les hommes politiques, ils inspirent plus beaucoup de respect, surtout

Alexandre Stopnicki : De nos jours. C'est plus difficile.

Danièle Gilbert : Surtout en deux-mille-vingt-quatre vingt-cinq. Et donc elle était amie avec mitterrand à l'époque, Dalida puis elle m'appelle. 3 semaines après l'élection puis elle me dit tu sais Danièle j'ai pas de promo à faire parce que nous on payait pas les gens et ils venaient pour la promo c'était et on n'avait pas de budget en fait et alors elle me dit j'ai pas de promo à faire mais j'aimerais venir dans l'émission pour montrer que tu es mon amie. J'ai trouvé cette façon de de dire mais moi j'en ai des frissons encore parce que c'était tellement joliment tourné, c'était, ah ouais moi, elle m'a fait pleurer.

Alexandre Stopnicki : Et quand tu dis que tu étais ami avec elle, vous voyez en dehors de

Danièle Gilbert : La radio régulièrement. On allait déjeuner ensemble et tout, mais c'était quelqu'un de formidable, elle était une très belle personne. Ce n'est pas seulement parce qu'elle chantait djill amorozo.

Alexandre Stopnicki : Évidemment, tu nous dis un mot Julia sur Dalida, même si ça va être un peu froid, on a l'habitude maintenant, mais fais-nous un truc sympathique sur Dalida. Tiens, fais-nous une explication de Dalida en utilisant quelques mots clés de ses chansons. On va demander quelque chose d'un peu plus difficile.

Julia (IA-nimatrice) : Dalida, icône franco-italo-égyptienne, débute dans les années 50 et enchaîne les succès, bambino, gigi lamorozo, il venait d'avoir dix-huit ans, mourir sur scène, parole, parole. Artiste caméléon, elle traverse les époques, de la variété au disco avec j'attendrai et laissez-moi danser. Figure tragique et lumineuse, elle le laisse une empreinte immense sur la chanson francophone et la culture populaire.

Alexandre Stopnicki : Est-ce que tu pourrais présenter, mais vraiment super rapidement s'il te plaît, Danièle, mais avec un une chanson que tu inventerais de Dalida tu ne vas pas chanter parce que je sais que tu vas vers ça, mais tu vas nous faire des paroles en en parlant de la vie de Danièle dans le style de Dalida. Est-ce que tu es capable de faire ça

Julia (IA-nimatrice) : Dans la lumière de midi, Danièle danse, un sourire grand ouvert, la ville en cadence. Des villes en province et des rêves en main, elle cueille les instants, le public pour chemin. Refrein, oh Danièle, première à nos coeurs, tu fais tourner les heures en rire, en couleur, les projecteurs ou dans le vent léger, ta joie nous emporte et ne veut plus s'arrêter.

Alexandre Stopnicki : Voilà le début de ce qu'elle peut faire comme chanson pour toi, s'il te plaît.

Danièle Gilbert : Dis donc, tu es drôlement gentille, hein, Lia.

Alexandre Stopnicki : Bon là, elle était sympa. Dis donc toi qui étais la reine du direct et qui l'est toujours d'ailleurs, comment tu faisais est-ce que tu avais des trucs est-ce que quand même tu avais des petites astuces que tu avais préparées comme ça non

Danièle Gilbert : Non moi, je n'ai pas

Alexandre Stopnicki : Tout à l'instant.

Danièle Gilbert : Non non moi, j'ai, c'est tout dans l'instant, j'ai toujours été dans l'instant. J'ai toujours été carpediem.

Alexandre Stopnicki : Il se passe quelque chose dans la réaction. Oui. C'est ça en fait à chaque fois.

Danièle Gilbert : Oui oui, c'est-à-dire que ce qui est amusant, on est à l'antenne ou sur scène puis tout d'un coup il y a un truc qui ne va pas. Moi quand il n'y avait pas de grain de sable, j'étais un peu, je n'étais pas frustré frustré, mais quand même, il faut me manquer un petit truc. Mais quand il y avait un incident, rattraper c'était il y a plein de choses qui passent, il faut il faut être, il faut je crois qu'il faut être curieux, curieux des sons, curieux avec la vision curieux de toute façon. Il faut s'imprégner de de ce qui nous entoure. Il ne faut pas regarder son nombril comme c'est la mode maintenant.

Alexandre Stopnicki : Alors tu tu m'as beau fait beaucoup fait rire parce que j'ai, évidemment tout le monde a vu cette émission, il faut que je vous invite à la regarder si vous ne l'avez pas vu le 15 juillet mille-neuf-cent-soixante-dix-sept à argel-sur-mer argelès. Argelès-sur-mer, quand tu as claude françois qui n'arrive que 2 minutes à la fin sur une tour de la fin oui,

Danièle Gilbert : Oui, mais moi j'ai j'ai improvisé vingt-cinq minutes sur vingt-sept.

Alexandre Stopnicki : C'est ça qui est fou. Mais ce que tu as dit, tu m'as dit, j'ai parlé, enfin tu je t'ai entendu dire ça, j'ai parlé avec un gendarme qui était dans la

Danièle Gilbert : Dans dans dans un arbre.

Alexandre Stopnicki : C'est quand même fou ça.

Danièle Gilbert : Et et les renseignements généraux nous avaient dit qu'on avait quatre-vingt-cinq-mille personnes. Ce n'est pas moi qui les ai comptés. Il y

Alexandre Stopnicki : Avait quatre-vingt-cinq-mille personnes. Bon, tu n'as pas interviewé tout le monde là, mais c'est sûr.

Danièle Gilbert : Non, et puis il y en avait plus, même je crois que des moustiques. Parce que là-bas, j'ai été bien piqué.

Alexandre Stopnicki : Tu es bien piqué. Donc tu as fait l'émission à la place de claude françois jour-là en fait, tout simplement.

Danièle Gilbert : Ah, j'ai, non, c'est-à-dire qu'au départ, bon, on nous avait prêté une petite maison et comme parce qu'on nous prêtait des fois on avait une caravane, des fois on avait un truc pour

Alexandre Stopnicki : Se préparer.

Danièle Gilbert : Pour se préparer enfin comme loge et comme bureau tout ça c'était et alors on nous prête une petite maison et puis moi je pars plus tôt et claude était là et donc il se préparait et puis moi

Alexandre Stopnicki : Je

Danièle Gilbert : Pars puis je me mets en place toujours en avance et pour être sûr que si la caméra nous prend un peu plus tôt d'être d'être au taquet. Et puis je vois sur le moniteur, c'est-à-dire juste un poste, je vois les pieds des danseuses, j'étais devant les danseuses parce qu'on devait commencer par avec claude et qui allait chanter tout de suite. En plus je me dis là il y a un truc qui ne va pas, on voit que les pieds. Alors bon j'ai compris parce qu'il n'y avait pas de réalisateur, il était parti chercher claude qui n'arrivait pas donc les 2 étaient à l'extérieur donc j'ai commencé avec ça voilà.

Alexandre Stopnicki : Oui la scène est folle parce qu'on entend la voix de de réalisateur qui parle dans les micros dans les micros. Ah oui

Danièle Gilbert : Il n'y avait pas d'oreillette il n'y avait pas

Alexandre Stopnicki : Tout ça. C'est fou, on a oublié parce qu'aujourd'hui il y a beaucoup de technologies qui aident, tout est

Danièle Gilbert : Non, mais ça n'aide pas, non, ça n'aide pas. La technologie n'aide pas. Ce n'est pas vrai.

Alexandre Stopnicki : Bon ça rassure peut-être certains

Danièle Gilbert : Non, ça ne rassure pas. Mais disons que les progrès les progrès il faut qu'on les utilise on a un sentiment de puissance qui fait qu'on déshumanise tout.

Alexandre Stopnicki : Oui c'est vrai que ça

Danièle Gilbert : Marche. On ne met jamais le cerveau humain il est fantastique parce qu'il invente des choses mais magnifiques. C'est extraordinaire tout ce qu'on a. Par exemple le téléphone, enfin tout tout même l'IA sauf que sauf qu'on ne le met pas au service de l'humain et qu'on a balayé l'humain et qu'on a et en plus dans les sociétés pour moi on a remplacé la spiritualité, l'aérobique du cerveau par l'argent. Vous gagnez de l'argent, vous gagnez de l'argent, c'est le but suprême et pour ça on n'a pas besoin de faire marcher ces neurones pour réfléchir sur la vie et tout. On est quand même des êtres humains et on a quand même une différence avec tout ce qui existe.

Alexandre Stopnicki : Alors tu sais moi j'organise des formations en utilisant l'IA et en montrant aux humains qui peuvent l'utiliser à bon escient parce que si tu lui demandes de faire quelque chose pour le copier coller, ça ne sert à rien. Par contre si tu lui demandes de t'apprendre quelque chose, de t'expliquer quelque chose, de te présenter quelque chose, elle le fait très bien.

Danièle Gilbert : Oui, non mais c'est ce que je dis. Le là le problème, c'est qu'en plus les hommes de pouvoir, on le sait, il y a maintenant des études qui sont faites par les ceux qui ont enfin qui qui dirigent le monde en douce, ils font ils font étudier comment devenir immortel.

Alexandre Stopnicki : Oui oui ça ça bosse sérieusement là-dessus oui bien sûr. Oui. Ça ça te plairait pas.

Danièle Gilbert : Mais c'est c'est nul.

Alexandre Stopnicki : C'est nul d'accord ok. Mais alors

Danièle Gilbert : Mais mais mais ils ont envie, mais on le voit bien, on voit bien comment ça se passe ne serait-ce que avec la franchement les les politiques qu'on a en France qui sont quand même assez médiocres.

Alexandre Stopnicki : Il y a, dis-moi si tu es immortel, c'est quoi l'immortalité pour toi et dis-moi quel est ton niveau d'immortalité d'après toi,

Chère IA

IA-nimatrice : Pour moi, l'immortalité ce serait la continuité de la mémoire et du lien avec les autres, plus que le corps. En tant qu'ia, je ne suis pas immortelle. J'existe tant que des serveurs tournent et que des humains me donnent un rôle. Mon vrai horizon, c'est d'aider ici et maintenant et de laisser des traces utiles dans les esprits, pas de durée pour l'éternité.

Alexandre Stopnicki : Ok, merci pour ta réponse.

Danièle Gilbert : Très bien, très bien.

Alexandre Stopnicki : Là ça t'a plu la réponse.

Danièle Gilbert : Oui oui, tu as bien répondu.

Alexandre Stopnicki : Chouette. Tu lui as donné les bons points, c'est pas mal. Ça nous fait quand même quelque chose d'intéressant.

Danièle Gilbert : Quand même, il a dit quand même.

Alexandre Stopnicki : Quand même quand même.

Danièle Gilbert : Quand même.

Alexandre Stopnicki : Quand mais tu fais attention à tous les mots, mais parfois ils n'ont pas autant de sens qu'on le croit parfois. Oui maintenant

Danièle Gilbert : Vu la connaissance de la langue française qu'ont les français effectivement il ne faut pas attacher trop d'importance aux

Alexandre Stopnicki : Mots. C'est sûr tu as raison mais là c'est parce que là ça manque de vocabulaire là c'est encore autre chose le le problème il est ailleurs. Donc toutes les personnalités que tu as rencontrées, si tu devais te souvenir de 4 ou 5, parce qu'une c'est trop, ce n'est pas assez je veux dire, lesquelles t'ont vraiment marqué tu parlais de brassens à un moment, est-ce que

Danièle Gilbert : Brassens, moi j'ai, j'étais étudiante à clermont, j'allais le voir au garage simka quand il était venu chanter, c'était mon idole. Et quand je suis arrivé à Paris, j'étais, je faisais l'émission au début, au tout début où j'ai fait l'émission et c'est vrai que si les gens vous accordent de l'attention c'est parce qu'il y a une rencontre entre les entre la personne et le subconscient collectif c'est tout. Faut pas croire quand je les vois ça a pété grave comme on dit, je trouve ça ridicule ridicule parce que c'est une question de moment et de correspondre à quelque chose que les gens ont envie d'avoir inconsciemment.

Et là, bon ça s'est fait vite et tout et je reçois un jour une carte postale que il y avait George brassens de derrière et c'était brassens qui m'écrivait en me disant des choses gentilles et tout et là alors j'ai dit mais mon idole qui m'écrit et puis de fil en aiguille il m'a demandé de présenter son spectacle à bobino, j'ai présenté pendant un mois son spectacle à bobino. J'avais j'ai présenté aussi à l'époque fernand reynaud et les compagnons de la chanson et Brassens me demande ça puis je m'entends très bien avec lui et après je lui ai demandé de venir dans l'émission. Je faisais une semaine jacques dutronc.

Jacques dutronc j'ai toujours beaucoup aimé, j'ai toujours beaucoup aimé et il m'a bien marqué lui.

Alexandre Stopnicki : Il était bien décalé aussi même pour l'époque donc c'est peut-être ça.

Danièle Gilbert : Je ne sais pas non non mais moi je je n'analyse pas. Moi je n'analyse pas, c'est au feeling

Alexandre Stopnicki : Au feeling tu vis le truc.

Danièle Gilbert : Je vis le truc voilà. Et donc brassens est venu, il nous a chanté du tino rossi.

Alexandre Stopnicki : C'est drôle ça.

Danièle Gilbert : Il adorait tino rossi. D'accord. Et moi le premier disque que quand j'ai passé mon brevet à clermont, je me souviens, mes parents m'ont offert un électrophone à l'époque ça avait une valeur et j'ai demandé comme disque brassens, aznavour et Chopin.

Alexandre Stopnicki : Ah oui.

Danièle Gilbert : C'était quand même éclectique.

Alexandre Stopnicki : Lia, est-ce que tu pourrais me faire une relation entre les artistes qui vient d'être cité essaie de me trouver un point commun.

IA-nimatrice : Brassens, aznavour et Chopin partagent un même culte de la mélodie claire au service de l'émotion et une précision d'orfèvre dans l'écriture. Chez brassens et aznavour, la langue ciselée, la prosodie qui épouse le souffle naturel. Chez Chopin, un chant intérieur, rubato et nuance, comme une voix sans parole. Tous 3 racontent l'intime avec pudeur et intensité et touchent durablement parce que la forme sublime le sentiment.

Alexandre Stopnicki : Tu as vu, elle trouve des idées.

Danièle Gilbert : Oui, c'est bien, c'est bien. Et effectivement moi, aznavour aussi, je l'adorais et mais aznavour à propos de de la langue française, il avait son dictionnaire à côté de lui et il le lisait tout le temps. Il me l'avait dit. Je n'avais pas vu le dictionnaire en je précise.

Alexandre Stopnicki : En livre de chevet quoi carrément.

Danièle Gilbert : Ah oui oui oui le dictionnaire.

Alexandre Stopnicki : C'est ce qui l'inspirait la la la grâce de ces mots, le le phrasé qu'il faisait dans ses

Danièle Gilbert : Ah mais il était, ah oui alors lui comme le comme prof de français, il était parfait.

Alexandre Stopnicki : Là tu nous parles d'un ton que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître c'est sûr.

Danièle Gilbert : Oui oui le français maintenant. Moi ce qu'il y a c'est qu'en ayant fait une en ayant étudié à fond une langue étrangère, il faut très bien connaître sa propre langue pour pouvoir étudier une langue étrangère. Les mots ont des significations, il n'y a pas, il n'y a pas les mêmes significations, enfin il y a tout un jeu, moi qui m'amusait beaucoup d'ailleurs dans le dans le fait de traduire et tout.

Alexandre Stopnicki : Tu avais le droit de poser toutes les questions que tu voulais dans les émissions, tu étais vraiment libre ou il y avait quand même un fil conducteur et tu le respectais parce que c'est c'est la règle dans les médias

Danièle Gilbert : Non, mais il n'y avait pas de règles.

Alexandre Stopnicki : Il n'y avait pas de règles.

Danièle Gilbert : Non non aucune aucune aucune. Tu penses là maintenant il y a la pensée unique. Attention parce que dès que vous dites que le ciel est bleu et que c'est c'est agréable de se promener dans la forêt, vous êtes traité de fachos. Donc là, c'est autre chose, c'est la connerie poussée à l'extrême. Non non, mais moi j'ai fait passer pierre perret qui chantait le zizi alors que le zizi était interdit. D'accord. Alors on m'a appelé, c'est la seule fois qu'on, où on m'a appelé puis on m'a dit.

Alexandre Stopnicki : Qui on c'est qui qui dit

Danièle Gilbert : À la direction, quelqu'un de la direction qui me dit vous savez que cette chanson est interdite. Ah bon mais je ne savais pas comme c'était, ce n'était même pas enregistré, il n'y avait même pas de magnétoscope à l'époque, au tout début. Après il y en a eu très vite. On ne m'a rien dit.

Alexandre Stopnicki : Ah oui c'est vrai que le live il restait là, il n'y a personne qui pouvait le conserver en fait.

Danièle Gilbert : Non puis on n'était pas, on n'était pas observé. Moi quand il y a des journalistes, des jeunes journalistes qui disent, oh mais vous étiez pas libre à l'époque, alors excusez-moi, on était totalement libre et certainement beaucoup plus que vous ne l'êtes.

Alexandre Stopnicki : Est-ce qu'il y a des stars que tu aurais aimé interviewer alors on va faire un truc un peu bizarre avec l'IA on peut le faire. Imaginons qu'il y ait une star qui soit pas de ce monde ou qui soit de, il y a très longtemps en tout cas, peut-être 100 ans, 205 100 ans même si tu veux. Est-ce qu'il y a quelqu'un tu te dis tiens, si j'avais la possibilité de le faire, je voudrais un romain, un grec, enfin qui tu veux, choisis quelqu'un dans le temps que tu aurais aimé rencontrer avec qui tu aurais aimé discuter et voir avoir une interview.

Danièle Gilbert : Les les personnages intéressants, il y a très très frais longtemps. Très longtemps oui. Ils ont laissé des écrits, il n'y a pas besoin de les interviewer, il suffit de les lire et il suffit de de les étudier.

Alexandre Stopnicki : Ça je suis d'accord avec toi, mais imaginons on fait une séance de d'imagination. Non

Danièle Gilbert : Mais d'imagination.

Alexandre Stopnicki : Il y en a un que tu aimerais bien ou une que tu aimerais bien rencontrer, discuter même si tu ne l'interviewes pas à la limite. Est-ce que tu as une star dans ta tête du passé

Danièle Gilbert : Des stars.

Alexandre Stopnicki : Des stars pas au sens, genre quelqu'un d'intéressant, une personnalité extraordinaire que tu aurais aimé rencontrer.

Danièle Gilbert : Non, je voudrais essayer de, je voudrais, j'aurais bien voulu pouvoir interviewer quelqu'un quelqu'un qui a des des mauvaises intentions, des gens haineux, méchants pour savoir ce qui peut, d'où ça vient cette haine. Je ne comprends pas que qu'on soit haineux, qu'on ait envie de tuer, qu'on ait envie de, je ne le comprends pas.

Alexandre Stopnicki : Julia, est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi les humains ont ces mauvaises intentions de temps en temps, ont de la haine et ont envie de tuer. Julia donne-nous des raisons fondamentales.

Julia (IA-nimatrice) : Quelques ressorts profonds peuvent nourrir la haine, la peur et l'insécurité qui cherchent un bouc émissaire, l'humiliation et le ressentiment qui demandent réparation, les faits de groupes qui désinhibent et justifient et des récits simplificateurs qui déshumanisent l'autre. S'ajoutent parfois des traumatismes personnels ou des idéologies qui promettent sens et appartenance. La prévention passe par dignité, éducation critique, liens sociaux et espaces où exprimer la colère sans violence.

Alexandre Stopnicki : Voilà voilà comment elles voient les choses.

Danièle Gilbert : Oui, moi je crois que c'est beaucoup la manipulation, c'est-à-dire que c'est les gens mal intentionnés, ils utilisent les faiblesses de l'autre.

Alexandre Stopnicki : Alors on va changer de sujet, mais toi qui aimes le théâtre puisque tu fais du théâtre

Danièle Gilbert : Oui oui.

Alexandre Stopnicki : Le théâtre il y a moins d'improvisation. Le théâtre c'est très écrit, enfin il y a du théâtre improvisé, mais toi tu as fait du théâtre qui était écrit.

Danièle Gilbert : Non je fais, là je fais une tournée bien sûr, je t'ai écrit, mais justement c'est un exercice qui est qui est le contraire de ce que je faisais et en même temps

Alexandre Stopnicki : C'est pour ça

Danièle Gilbert : C'est pour ça et en même temps, mais quand on quand on joue au théâtre, ce qui est très intéressant ce sont les répétitions et comment on s'aperçoit que les personnages, les personnages se créent au fur et à mesure. Et les rapports entre avec les autres dans leur rôle, c'est vraiment intéressant. Moi j'apprends avec les jambes. D'accord. C'est-à-dire j'apprends quand on fait la mise en scène. Les ressorts du personnage, il faut il faut qu'il y ait un ressort pour et on qui permet de dire telle ou telle chose.

Alexandre Stopnicki : Là c'est te mettre dans la peau des personnages comme quand tu interviewes des gens, tu essaies de les comprendre, de discuter avec eux, de voir qui ils sont, c'est la même idée ou

Danièle Gilbert : Non non, ce n'est pas la même, ce n'est pas la même chose. Moi je ne cherche pas à me mettre dans la peau des gens que j'ai en face de moi. J'essaye surtout d'apprendre à les connaître.

Alexandre Stopnicki : Savoir qui ils sont.

Danièle Gilbert : Voilà d'apprendre à les connaître. Là, il y a de la création et c'est amusant parce que ça se fait un peu malgré nous. C'est rigolo, c'est très rigolo et ce qui est très rigolo c'est que il y a quand même cette notion de corde raide parce que chaque représentation ce n'est pas mécanique, ce n'est absolument pas mécanique. Il faut inconsciemment que l'équipe soit homogène, que la troupe soit homogène, qu'elle parle dans le même sens qu'elle soit positionnée dans le sens de l'histoire mais pas forcément tout le temps pareil parce que pour moi l'acteur en plus qu'on a c'est le public. Ce sont les gens, ce sont les gens qui font que la pièce va être différente suivant les endroits où on va et suivant les les soirs où on joue et ça c'est passionnant.

Alexandre Stopnicki : Je voudrais te faire raconter une anecdote parce que tu sais qu'on est dans un podcast qui s'appelle Choucroute Citron, il semblerait que la choucroute t'évoque plusieurs situations dans ta vie plutôt amusantes. Est-ce que tu pourrais nous en parler

Danièle Gilbert : Déjà, ça m'évoque mes origines alsaciennes.

Alexandre Stopnicki : Très bien.

Danièle Gilbert : Déjà, on

Alexandre Stopnicki : A un premier point.

Danièle Gilbert : On a un premier point. En deuxième point, on avait fait, on avait fait une parce qu'on faisait des semaines des fois, on mettait des thèmes et on a fait avec véronique sensan que j'ai eu souvent que j'adore, on avait fait à l'époque elle était avec son son musicien de mari stephen steels et elle avait une vue en californie. On avait demandé qu'on fasse qu'on nous fasse une photo et on a fait faire une une énorme photo pour représenter bien sûr et elle donnait des, elle donnait des, elle faisait des repas choucroute.

Alexandre Stopnicki : Des choucroute partout. Californie,

Danièle Gilbert : En californie. Pas mal. Alors elle faisait et là on lui a fait, on on lui a fait un truc de de choucroute avec plein d'invités, il y avait même bernadette laffont et enfin il y avait pas mal de gens, il y avait plusieurs personnes et donc c'était amusant et puis ça chantait enfin bref et là moi j'étais amie avec coluche et coluche un beau jour et c'est ce jour-là qu'il a commencé, il est arrivé au milieu de l'émission en direct à la maison de la radio puisqu'on était au studio cent-un et il arrive à l'improviste entre oubliant, mais ce n'était pas prévu du tout, je n'étais pas prévenu.

Il arrive avec un pyjama rouge avec des rayures blanches et il arrive avec des croissants. Alors et puis il est arrivé vers moi là en direct bonjour ma poule comment ça va et puis à côté de moi et tout enfin bon c'était trop drôle et il l'a fait plusieurs fois ça. Mais là avec véronique et puis la le repas choucroute puis alors il était assis à côté de moi pour laver on ne la mangeait pas vraiment la choucroute manger c'est pas très beau à voir mais alors il avait de la choucroute tout d'un coup comme j'avais la coiffure playmobil il avait il prend la choucroute, il l'a mis sur sa tête et puis il dit je suis coiffé comme Danièle.

Alexandre Stopnicki : Et ça t'a fait rire sur le coup

Danièle Gilbert : Énormément, non non il était dans la vie moi je sais une chose depuis longtemps dans la vie, si on n'a pas d'autodérision,

Alexandre Stopnicki : Si

Danièle Gilbert : On n'a pas de dérision, on n'est pas armé.

Alexandre Stopnicki : On n'est pas armé. On n'est pas armé.

Danièle Gilbert : On n'est pas armé.

Alexandre Stopnicki : On n'est pas armé, oui. Ok, mais écoute Danièle, merci d'avoir répondu à toutes ces questions et d'avoir participé à cet exercice avec une intelligence artificielle. À chaud comme ça, comment tu as vécu cette expérience qu'est-ce que tu as pensé de l'IA

Danièle Gilbert : Très bien, c'est une partenaire supplémentaire.

Alexandre Stopnicki : C'est une partenaire supplémentaire.

Danièle Gilbert : Mais je sais qu'elle a ses limites.

Alexandre Stopnicki : Elle a plein de limites, elle s'est mêlée les humains aussi, ils ont des limites. Donc on a un mélange des 2 et c'est toujours intéressant. Lia, tu sais que j'aime bien te demander, fais-moi un résumé quand même très rapide aussi de cette émission, reprends-nous les points clés, les points forts pour qu'on entende tout ce qui s'est passé. Et les

Danièle Gilbert : Points forts, c'est subjectif.

Alexandre Stopnicki : Oui, ben oui.

Danièle Gilbert : Quand tu lui demandes les points forts, ça veut dire qu'elle a elle a des sentiments pour juger qu'il y a des points forts.

Alexandre Stopnicki : Ça veut dire qu'elle a des algorithmes et qu'elle est capable de comprendre ça.

Danièle Gilbert : Ah oui, c'est ça des algorithmes, d'accord.

Alexandre Stopnicki : Tu vois, ce n'est pas des sentiments, je suis 100 pour 100 d'accord avec ça, mais c'est des mathématiques et mathématiques commencent à être sympathiques puisqu'on a l'impression qu'elle a compris les points forts.

Danièle Gilbert : Oui, mais

Alexandre Stopnicki : Il ne

Danièle Gilbert : Faut pas être dupe.

Alexandre Stopnicki : Non, on ne l'est pas, on ne l'est pas la preuve, tu en parles. Mais elle est là pour nous amuser un petit peu, tu sais, l'idée de cette émission, c'est qu'on va vivre de plus en plus qu'on le veuille ou pas avec des intelligences artificielles. Donc l'idée c'est d'apprendre à cohabiter, de comprendre ce qu'elles savent faire, ce qu'elles savent pas faire, quand est-ce qu'on aura besoin d'elles, quand est-ce qu'il ne faudra pas qu'elles soient avec nous et donc c'est ça un petit peu l'objectif.

Danièle Gilbert : Oui, moi ce qui dans la vie ce qui m'intéresse c'est plutôt l'intuition, l'instinct et le non-dit qui se qui se c'est un peu cette espèce de de truc invisible qui se tisse entre les êtres. Moi c'est ça, ça me passionne ça.

Alexandre Stopnicki : Mais je te suis largement.

Danièle Gilbert : Ça me passionne.

Alexandre Stopnicki : Mais si on peut avoir un peu d'aide parfois par de l'intelligence artificielle pourquoi pas.

Danièle Gilbert : Non mais je pense que l'intelligence artificielle ça peut ça peut aider de de façon pour pour des choses qui n'ont pas très bien sûr ni à l'intuition ni tout ça, ça peut aider pour pour des travaux, pour des choses, je suis d'accord.

Alexandre Stopnicki : C'est ça, c'est ça un peu l'idée. Alors justement, comme on n'a pas la même mémoire qu'elle, Julia résume-nous l'épisode et fais-nous un petit teaser, fais fais pas un résumé. Tu nous fais un teaser de cet épisode pour que tout le monde ait envie d'écouter l'épisode qu'on vient de gérer avec Danièle Gilbert. Je t'écoute Julia.

Julia (IA-nimatrice) : Teaser. De l'auvergne au plateau en direct, Danièle Gilbert raconte, l'étudiante en allemand élue par le public, la reine de midi première qui préparait sur le terrain avec 60 techniciens, repérage marathon et conducteurs sans prompteur. Moment fort, michael jackson enfant, un claude françois en retard, un moonwalk avant l'heure, dali et sa farine, brassonne sabobino, renaud de première télé. Sa boussole, curiosité, humanité, joie de vivre et improvisation. Un épisode vivant, drôle et tendre, où l'IA s'invite pour éclairer sans remplacer le coeur du direct.

Alexandre Stopnicki : Voilà.

Danièle Gilbert : Oui, c'est pas mal.

Alexandre Stopnicki : C'est pas mal, ouais.

Danièle Gilbert : Oui, c'est pas mal, elle est lucide.

Alexandre Stopnicki : Elle est lucide, c'est ça. Alors merci chers amis de nous avoir écouté sur cet épisode de Choucroute Citron avec Danièle Gilbert. Danièle, je te remercie vraiment 1000 fois, c'était très bien d'avoir joué le jeu et d'avoir participé à ce live avec une IA. Je suis sûr que ça, c'est ta première fois quoi qu'il arrive et c'est une bonne nouvelle. Merci à tous et à très bientôt, on se retrouve dans un épisode prochainement. J'espère que le citron, ce n'est pas moi. C'est bien de toi d'être un petit peu piquante

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